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Un rapport dernièrement publié par le Département Recherches de la Knesset – le parlement israélien – revenant sur l’aide aux ménages et plus largement le soutien de l’Économie durant la crise de la Covid-19 par le gouvernement, classe Israël en 14ème position sur 31 pays membres de l’OCDE étudiés.

Les liquidités disponibles des ménages de chaque décile ont chuté, exception faite des ménages issus du décile le plus modeste.

Un rapport dernièrement publié par le Département Recherches de la Knesset à la demande d’une élue du parti d’extrême gauche laïc Meretz portant sur l’aide aux ménages et plus largement le soutien de l’Économie durant la crise de la Covid-19 par le gouvernement, classe Israël en 14ème position sur 31 pays membres de l’OCDE étudiés.

Au total, l’aide distribuée en 2020 représente 6.90 % du PIB annuel, soit 26.9 milliards d’USD.
Afin de mettre ces chiffres en perspectives, il convient de s’intéresser aux autres pays : en première position arrive la Nouvelle-Zélande qui a distribué sous forme d’aides l’équivalent de 19.10 % de son PIB, soit 39.9 milliards d’USD.

Juste après arrivent les États-Unis qui avec 16.70 % de leur PIB ont distribué 3.503 mille milliards d’USD, suivis par Singapour avec 54.5 milliards d’USD (16.30 % de son PIB).

L’Australie a soutenu son Économie en distribuant 218.4 milliards d’USD (16.20 % de son PIB).
Enfin, en 5ème position arrive le Japon qui a distribué 782.3 milliards d’USD, soit 15.60 % de son PIB.

Paradoxalement, l’on retrouve en dernière place du classement le Danemark qui a distribué 6.1 milliards d’USD, soit 1.80 % de son PIB seulement.

La Corée n’a consacré que 3.40 % de son PIB, soit 56.1 milliards d’USD au soutien de l’Économie en temps de pandémie ; l’Espagne 4.10 % avec 52.5 milliards d’USD.
La Norvège 4.20 % de son PIB (13.3 milliards d’USD).

Derrière Israël arrive la Suisse qui a consacré 5.30 % de son PIB au soutien de l’Économie, puis la Tchéquie et l’Irlande (5.40 % de leur PIB).
À noter que l’Italie, qui fut particulièrement touchée aux débuts de la Crise de la Covid-19, a des chiffres similaires à ceux d’Israël avec 6.80 % de son PIB consacré aux aides gouvernementales accordées aux entreprises et aux ménages.

Autre fait intéressant, le reste-à-vivre des ménages, c’est à dire ce qu’il reste à un ménage après paiement de l’intégralité des frais fixes (crédits, impôts, factures, etc…) a baissé durant 2020.
Pour le décile le plus élevé, il a baissé de 1.70 %, 2.50 % pour celui venant juste après, 3 % pour le 8ème décile, 3.50 % pour le 7ème.
Les plus touchés sont issus du 6ème décile et perdent 4 %, tandis que le 5ème décile perd 3.90 % et le 4ème 3.50 %.

Les plus modestes sont paradoxalement moins touchés.

Ainsi, le 3ème décile ne perd que 0.90 % de son reste-à-vivre, le 2ème décile 0.40 % tandis que pour le décile le plus modeste, le reste à vivre a augmenté de 10.90 % ; il convient toutefois de préciser que pour ce décile le reste-à-vivre est généralement aux alentours des 3,000 ILS si bien que cette augmentation est légèrement supérieure à 300 ILS/mois.

Les années précédentes, à savoir 2018 et 2019, cette situation était complètement inversée.
Concernant les déciles les plus aisés, du 7ème au 10ème, le reste-à-vivre a augmenté de 1.70 % à 1.90 % ; même constat avec + 1.50 % pour le 6ème décile, + 1.40 % pour le 5ème.

Une augmentation de 1.10 % pour le 4ème, 1.30 % pour le 3ème et 0.70 % pour le 2ème.
Dans le même temps, le décile le plus modeste avait perdu 3.80 % de son reste-à-vivre.

Tandis qu’en dépit des différentes aides gouvernementales distribuées aussi bien aux ménages lors notamment des fêtes religieuses, qu’aux entreprises touchées par la crise, le reste-à-vivre de 9 déciles sur 10 à diminué, l’on observe dans le même temps que le seuil de pauvreté a reculé en Israël en 2020.

Ce recul est à imputer à la baisse du niveau de vie. De fait, une diminution du seuil de pauvreté peut se produire pendant les crises économiques, en raison d’une diminution du revenu total, y compris le revenu médian, le seuil de pauvreté diminuant en conséquence.

En 2019, 18.60 % de la population juive vivait sous le seuil de pauvreté tandis qu’en 2020 ce chiffre a reculé légèrement pour passer à 17.90 %.
Lorsque l’on segmente la population :

  • Les orthodoxes vivant sous le seuil de pauvreté sont passés de 43.70 % en 2019 à 42.10 % en 2020 ;
  • Les arabes vivant sous le seuil de pauvreté sont passés de 36.60 % en 2019 à 35.20 % en 2020 ;
  • Les salariés vivant sous le seuil de pauvreté sont passés de 16.50 % en 2019 à 16.30 % en 2020 ;
  • Les indépendants vivant sous le seuil de pauvreté sont passés de 12.80 % en 2019 à 14.50 % en 2020.

À noter qu’il s’agit là d’estimations.

Source: ouvrir-un-compte-bancaire-en-israel.com

Lien original: https://www.ouvrir-un-compte-bancaire-en-israel.com/aides-financieres-de-letat-durant-la-crise-de-la-coivd-19-ou-se-situe-israel-au-sein-de-locde/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=aides-financieres-de-letat-durant-la-crise-de-la-coivd-19-ou-se-situe-israel-au-sein-de-locde